|
En tour du monde, t'es plus valise à roulettes ou balluchon à carreaux...?
Septembre 2006 : je viens de faire l’acquisition de ma future maison pour les 7 mois de voyage à venir… Réflexion faite, c’est petit quand même ! Très petit même... Je vais vraiment pouvoir tenir 7 mois là dedans...???
3 sacs maximum, c’est LA règle ! (oui, je suis une despote!! ;-)) ...Pour éviter de les égarer, pouvoir toujours garder un œil dessus dans les gares, les aéroports, etc…et pour ne pas crouler sous le poids !

Mes sacs et moi, à l'aéroport le jour du départ...
1- Le sac à dos principal J'avais bon nombre d'impératifs concernant mon sac à dos principal.
Il devait être : - féminin (avec une coupe adaptée à la morphologie des filles, quoi…), - solide (histoire de pas finir avec un filet de pêche, et éventuellement de pouvoir m'en resservir après ce tour du monde) - pas trop énorme (je me voyais mal porter des tonnes et des tonnes et disparaître derrière un dolmen !!), - et avec une ouverture centrale. Là était THE impératif!! Je m’explique…
Toi qui a déjà voyagé en sac à dos : tu connais certainement ce moment critique où tu envoies tout promener de rage, parce que, à force de farfouiller à l’aveugle dans les abysses de ton sac à dos, tu as transformé tes jolies piles de chemisettes bien repassées en tas informes de torchons hirsutes … ??... Et bien voilà !! Exactement ! Ce sont ces moments cycloniques de tornades intersidérales que je voulais m’épargner… ! Il me fallait donc trouver un sac à dos qui s’ouvre avec un zip de haut en bas. Moultes boutiques spécialisées plus tard, je suis revenue tout piteusement à mon tout 1er choix : un sac à dos tout simple 50 litres, version fille, Quechua…un peu embarrassée de n’avoir pas trouvé dans toutes ces marques hors de prix, un sac qui corresponde mieux à mes attentes que ce sac « mini-prix » Décathlon !
Bilan : Très positif ! Certes, le zip central ne m’a pas toujours empêchée de créer des mini-tornades, mais il s’est avéré bien pratique quand même… Et après 7 mois de soutes d’avion, d’autobus, de rickshaw, de bateau ou autres, le sac est resté bien solide, chose que je craignais au vu du prix d’achat !
Dernière chose : 50 litres, c’est largement suffisant !...D’accord, parfois, je galérais à fermer mon sac, l’allongeant vers le haut au maximum, me transformant, vue de derrière, en sac à dos sur pattes (impossible de voir le haut de ma tête)...Mais c’était généralement le signe qu’il me fallait envoyer un colis vers la France, histoire d’alléger un peu tout ça et de ne pas me ruiner le dos !
Parfait compromis, donc…
2- Le sac à dos "d’appoint"
Là, pas d'exigences particulières...alors, j’ai minimisé mon investissement : sac à dos Décath 1er prix, tout simple, noir… Rien à changer. Je m’en suis rarement servi en ballade (hors randonnée). Il m’était plutôt utile comme complément de bagage pour y fourrer tout ce qui ne rentrait plus dans le grand sac et comme bagage à main (histoire d’avoir à portée de main dans le bateau, le bus, ou l’avion, mes réserves de petits gâteaux, mes livres, quelques affaires de toilettes pour la nuit ou autres…)
3- Le sac à main THE innovation fille de mon équipement !! J’avais trop croisé de touristes avec ce look si spécifique qui ne trompe personne : appareil photo (voire caméra !) en bandoulière, sac à dos dont on voit dépasser un bout de la couverture du Guide du Routard, mais, mais...pochette secrète pour cacher les papiers, les cartes banquaires et l’argent!!! ...pochette secrète qu’on ne manque pas de deviner sous les plis du T-shirt, d’ailleurs !!…
Je ne parlerai pas de ce style tellement gracieux : rien à décrire… Tout le monde a, déjà, quelque part dans un coin de ses souvenirs, la parfaite représentation de ce parfait touriste, rencontré, un jour, au détour d’un pilier de cathédrale à Paris, ou devant le congélateur « glaces Miko, c’est bon, c’est bo ! » au bar de la plage des Sables d’Olonne !... Bref, l’image exacte du touriste qui te gâche le paysage !!... Non, c’est autre chose qui avait retenu mon attention, face à ces touristes si (trop ?) nombreux : leur caractère éminemment repérable ! On pourrait en mettre sa main à couper sans trop de risques : ils ont dû apprendre par cœur toutes les recommandations de tous les guides touristiques sur les dangers de ces pays de barbares ! Sans compter tous les conseils de prudence de leurs amis (« Vous partez au Brésil, vraiment ? Ah, c’est pas pour vous faire peur, mais Paul, le cousin de l’ami de la femme du frère d’André a raconté comment un de ses collègues s’est retrouvé avec un revolver sur la tempe en pleine rue de Rio… Non, mais c’est pas pour vous faire peur ! Pour vous, ca ira !... ») Bref, ils ont été parfaitement briefés, sont au courant de tout, serrent furieusement leurs bras sur leur appareil photo, histoire de faire discrets, et tâtent compulsivement la ceinture pour vérifier que la pochette secrète est toujours bien accrochée !!.... Et voilà…on dirait qu’ils portent, au dessus de leurs têtes, une enseigne lumineuse au de 10 mètres par 35 hurlant à toute la population : « Touristes en action ! Venez, nous sommes occidentaux (traduction : riches et naifs), notre pochette secrète est à votre disposition !!!)
Voilà pourquoi, j’avais choisi un sac à main. Histoire de me la jouer non pas locale (ma peau blanche, mes cheveux, voire mes coups de soleils parlaient pour moi), mais au moins expat’ discrète.
Sac à main tout bête : - en bandoulière, histoire de ne pas pouvoir me le faire arracher (sauf à m’aggresser) - avec une poche centrale un peu discrète zippée dans lequel je pouvais mettre mes objets de valeurs (appareil photo, palm), mes papiers (passeport, billets d’avion) et le plus gros de mon argent - et avec des poches « extérieures » pour mettre mon petit porte-monnaie d’appoint (celui qui ne contient que quelques sous pour la journée), histoire de ne pas avoir à farfouiller le sac en entier pour dénicher une pièce…
Bilan : Le sac à main s’est avéré très pratique dans les transports (tu peux dégainer ton passeport ou ton billet d’avion rapidement, vu que tu sais exactement où il est !)…Seul souci : beaucoup trop petit pour les journées de visite.Tout bêtement parce qu’en ballade, il faut rajouter à tes papiers, tes objets de valeur et à tes sous, une bouteille d’eau, un guide touristique (généralement hyper volumineux…imagine les 5kgs du Lonely Planet Australie !!), et parfois, même, tes affaires de plage si tu comptes t’y poser dans la journée… Résultat : j’ai très vite investi dans un sac plus grand : en bandoulière toujours, et zippé lui aussi (les 2 règles de base pour éviter de se faire pick-pockéter !!)
Au final : J'avoue, je n'étais pas au top de l'équipement baroudeuse tourdumondiste!...
Et ca, je l'ai compris assez vite le jour où j'ai vu débarquer, cette australienne en décolleté et minishort, sac à main fashion et vanity dans les bras... ...suivie par le chauffeur de taxi qui trainait ses 3 valises à roulettes roses...Surtout quand elle a annoncé, très sereine : "Moi, oh, c'est pas un simple voyage comme tous les autres que je fais : je fais un TOUR DU MONDE, huh!...oh, d'ailleurs, j'ai une de ces têtes aujourd'hui : t'as pas besoin de la salle de bain?...je vais me faire un raccord teinture de cheveux..." No comment...
|
|
|