Après m'être posée moultes questions, voici ce que j'avais mis dans mes sacs à dos :
1- Pour prendre des photos
Etant une photographe moyenne, je ne me suis pas longtemps posé la question : mon petit appareil photo numérique compact me suffirait amplement.
Cadeau de mes parents d'il y a quelques années, il fonctionnait encore superbement bien à mon départ, prend de belles photos de qualité (en tous cas suffisantes vu mon niveau d'artiste en la matière), se range parfaitement bien dans un petit coin (je le portais en permanence dans mon sac à main) et se dégaine très rapidement.
Certains choisissent de voyager avec un appareil photo reflex numérique. Les photos sont autrement plus belles, certes (j'ai quelquefois regretté de n'avoir pas eu un appareil photo avec des réglages un peu plus poussés pour faire de beaux portraits avec un fond flouté...)
Toutefois, la taille (et la valeur) de l'appareil photo rajoute des contraintes supplémentaires en termes de sécurité (plus de risques de se le faire voler) et de praticité (un tel appareil ne se range pas dans un sac à main, ne s'emporte pas tellement à la plage, ne se dégaine pas en trois secondes discrètement...).
Pour résoudre ce dilemne, certains font encore plus fort : ils emportent avec eux deux types d'appareil..un reflex et un compact. Plus lourd, plus stressant (ca fait toujours ca de valeur en plus à transporter), mais peut être intéressant...A méditer.
Pour compléter le pack "photos", j'avais rajouté :
- une batterie de rechange (une vraie batterie Canon, et non un ersatz vendu 3 francs 6 sous sur internet) : gros investissement...mais ca vaut vraiment le coup! Histoire d'éviter les jours perdus pour cause de "batterie épuisée"...(notamment par exemple, en excursions de plusieurs jours en camping sans électricité, ou en rando, ou autres...)
- le cable USB pour mettre les photos sur ordinateur et le chargeur de batterie
- trois cartes mémoires : une de 1Giga (qui m'a servi non stop pendant 7 mois...là, encore j'avais investi dans une carte mémoire de marque, histoire de ne pas avoir de soucis), une de 256Mo (de marque, pourtant...mais qui a rendu l'âme après une rencontre avec un lecteur de carte Mac!! J'ai failli avoir une attaque ce jour là! Heureusement, j'ai réussi à récupérer quelques photos!...) et une de 36Mo (celle de base, par sécurité...qui ne m'a jamais servie!)
- la housse de l'appareil photo : qui a fini, au bout de quelques semaines, dans un colis direction retour vers la France. En fait, j'ai très vite préféré glisser mon appareil photo dans une petite trousse en tissu (type trousse à maquillage), ce qui me permettait de l'avoir à la main sans éveiller l'attention. Seul inconvénient : l'appareil était moins protégé des chocs...Ca s'est nettement ressenti en fin de voyage, après quelques chutes! Aujourd'hui, il prend toujours de très belles photos, mais l'écran ne marche plus...
2- Pour communiquer
L'une des choses les plus importantes pour moi lors de ce voyage (au grand dam de moults backpackers rencontrés au hasard de mes destinations!) était de pouvoir communiquer sur mes aventures au quotidien...
J'avais besoin, là bas, de savoir que des gens s'intéressaient à mes découvertes, lisaient mes déboires, souriaient à mes fous-rires, bref, j'avais besoin de partager tout ça. Besoin d'écrire, tout autant que besoin d'être lue.
J'avais, donc, avant de partir, mis en place ce blog, dans l'idée d'en remplir régulièrement les sections Albums photos, certes, mais aussi Carnets de Route.
Restait une question : comment écrire ces fameux carnets de route? où les écrire? sous quelle forme?Bien sûr, il y a bien les cyber cafés...mais je me voyais mal passer chaque jour 2 heures devant un ordinateur pour relater ma journée et mettre mes photos à jour. Je savais que ça ne tiendrait pas l'épreuve du temps, que je m'en lasserai, que le blog finirait par rester vide, et moi un peu frustrée...
Et j'ai fini par trouver...
Une petite chose qui correspondait exactement à mes attentes : stocker mes photos prises tout au long du chemin et écrire des textes sans avoir à être connectée sur un ordinateur.
J'ai donc adopté (par carte bancaire et grosse diminution de mon compte en banque quand même!) cet appareil hybride entre un Palm Pilot et un disque dur externe (son petit nom : Archos PMA 400...mais je ne fais pas de pub!).
Simple à utiliser (pour les fonctions qui m'intéressaient), petit (donc rangeable discrètement dans une mini trousse à maquillage -encore! - au fond de mon sac à main) et peu lourd, il est équipé :
- de 30Giga de mémoire (ya de quoi faire en terme de stockage de photos!)
- d'une organisation intuitive sous formes de répertoires (enfin comme Windows, quoi!)
- d'un écran tactile avec clavier virtuel
- d'un petit logiciel de traitement de textes (type NotePad)
- et d'une batterie suffisamment autonome.
Résultat : j'avais exactement tout en main pour pouvoir faire des tonnes de photos et les conserver, et écrire des textes à l'envi (le temps d'un trajet en bus, en avion ou en train, ou dans mon lit avant de m'endormir)...
Simplissime d'utilisation :
Pour télécharger les photos : il faut transférer les photos de l'appareil photo sur un ordinateur (dans un cyber café par exemple), brancher l'Archos par cable USB (le même cable USB de l'appareil photo) et hop! l'archos devient disque dur externe, en attente de stocker tout ce qu'on veut lui faire avaler!Pour utiliser les textes écrits sur l'archos, même principe : brancher l'archos par cable usb sur un vrai ordinateur, naviguer dans les bons répertoires pour récupérer son petit fichier texte et le mettre sur Internet.
Résultat : tu passes 3 minutes dans un cyber café et tout est bouclé!
A noter, aussi: l'archos, au milieu de tout plein d'autres fonctions exceptionnelles (mais totalement inutiles pour moi ;-)), est aussi capable de détecter et de se brancher directement sur un WiFi (ce qui m'a servi deux ou trois fois), est de faire défiler les photos présentes dans le répertoire, d'enregistrer des sons, de lire de la musique (à l'image d'autres produits Archos).
3- Pour stocker
La grosse question du voyageur : comment stocker mes photos, où les stocker?
Pour moi, la question a été assez "vite" résolue :...Archos, encore et encore!
(à y penser, ça a vraiment été, LE produit phare de mon tour du monde, côté technologie finalement!L'investissement est lourd (450 euros)...mais complètement rentabilisé considérant que tout mon blog a été écrit avec, et que toutes mes photos y ont été stockées!!...)
Cependant, l'Archos ne devait pas rester la solution unique...
Je partais avec une certitude : il pouvait casser, attraper un virus (à force de le connecter dans tous les cybercafés du monde), ou se faire voler!...
J'avais beaucoup réfléchi (enfin, mon père avait beaucoup réfléchi ;-)) à la question d'une deuxième solution de sauvegarde des photos (les photos restent quand même, avec les carnets de routes personnels et les dessins, les plus précieuses choses en tour du monde!!)...
Résultat : mon père avait mis en place plusieurs systèmes de réseau permettant à son ordinateur d'être accessible depuis le monde entier pour y télécharger mes photos...En théorie, c'est magnifique...
En pratique, on a très vite dû se rendre à l'évidence : les temps de téléchargements sont indécents, rendant la solution non viable...
Finalement, les recettes "de mamies" sont encore les gagnantes : j'ai régulièrement fait graver le contenu de mon archos sur DVDs que j'envoyais en France (histoire de ne pas les perdre en route).
Budget : entre 2 et 7 euros le gravage + DVD selon le pays...
Ca reste la meilleure option!!...
4- Autres
J'avais aussi emporté :
- une clé MP3 toute bête...avec une compil' (créée spécialement par mon amoureux...c'est mimi ;-)). Certains voyagent avec leur I-pod; je voulais être certaine de pouvoir écouter ma clé en toute circonstance sans crainte de me la faire piquer ou racketter...
- des piles pour ma clé MP3 (en fait, je pense que j'aurais pu en trouver partout, sauf au milieu des steppes mongoles peut être...). Ce qu'on ne trouve pas partout, en revanche : ce sont les bacs à recyclage des dites piles...! Résultat : je suis rentrée avec mes piles usagées en France, faute d'avoir pu les déposer quelque part!!
- un téléphone portable : un tout bête, avec une carte SIM et un système de rechargement par cartes. L'idée, au départ, était de pouvoir toujours joindre quelqu'un en cas de problème : l'ambassade, par exemple, ou un numéro d'urgence...
J'avais choisi l'option Monde de Bouygues...Résultat : aucune connexion pendant près des 3/4 du voyage!!...
Ceci dit, le portable a servi!
Quelques usages en vrac : horloge, réveil-matin, calculatrice, raccommodeur de couples (quand rien n'allait plus avec mon amoureux et que le réseau permettait des échanges de SMS!), ou système de sécurité (quand le chauffeur de taxi devient trop pressant, que tu n'as pas de réseau, ni d'amis dans le coin, mais que tu fais semblant d'appeler tes amis pour lui faire peur...!)
Bref, un indispensable, je pense...surtout pour une fille seule!!
Bilan :
Héhé, finalement, j'étais peut être un peu trop technologiquement équipée pour être complètement zen, genre "fille de l'air et du vent, qui voyage librement à travers les cultures, les pays, et les rencontres"...
Et surtout, j'ai osé écrire un carnet tout le long du chemin!!...Et le faire partager à mes amis, ma famille...et à quelques anonymes qui venaient flâner sur "le monde de sissou"...
N'empêche, comme les backpackers, les vrais, les durs : j'ai fait des rencontres, j'ai porté des pantalons thais avec un foulard autour des cheveux, j'ai fait du cheval en mongolie et de la rando dans l'Himalaya, j'ai mangé du rat au Brésil et bu du thé au beurre de yak salé au Laddakh, j'ai partagé le pot de l'amitié avec des locaux, j'ai épuisé les ressources des Lonely Planet, et mon carnet d'adresse déborde...
Allez, moi aussi, je suis une vraie backpackeuse non? ;-)
Plus sérieusement, mon équipement m'a permis de faire exactement ce que je souhaitais de ce tour du monde : une aventure partagée...et c'est ça qui compte, non?